
Des outils concrets pour piloter votre gestion au quotidien
Cette page rassemble des checklists, des échéanciers et des points de repère directement utilisables pour tenir votre comptabilité, préparer vos bulletins de paie et respecter vos échéances fiscales. Chaque liste est pensée pour un dirigeant, un artisan ou un indépendant qui gère lui-même une partie de son administratif et veut éviter les oublis coûteux. Gardez ces repères sous la main et cochez au fil de l'année ce qui est fait.
Repères clés à retenir
- Franchise en base de TVA 2024 : 91 900 € de CA pour les activités de vente et 36 800 € pour les prestations de services.
- Régime micro-entreprise : plafonds de 188 700 € (vente) et 77 700 € (services) de chiffre d'affaires annuel.
- TVA à taux normal : 20 %, taux intermédiaire 10 %, taux réduit 5,5 %, taux particulier 2,1 %.
- Conservation des documents comptables et pièces justificatives : 10 ans à compter de la clôture de l'exercice.
- Déclaration TVA au régime réel normal : mensuelle ; régime simplifié : deux acomptes en juillet et décembre, régularisation en mai.
- Cotisation foncière des entreprises (CFE) : à régler au plus tard le 15 décembre, exonérée la première année d'activité.
À quelle fréquence dois-je faire ma comptabilité ?
L'idéal est un point mensuel pour rapprocher vos relevés bancaires, saisir vos factures et anticiper vos échéances. Attendre la fin de l'année expose à des oublis, des retards de TVA et des difficultés à reconstituer certains justificatifs. Un rythme régulier facilite aussi le pilotage de votre trésorerie.
Un auto-entrepreneur doit-il tenir une comptabilité complète ?
Non, la micro-entreprise bénéficie d'obligations allégées : tenir un livre de recettes et, pour les activités de vente, un registre des achats. Il n'y a ni bilan ni compte de résultat à établir. En revanche, la conservation des justificatifs et un compte bancaire dédié restent nécessaires au-delà de certains seuils.
Quels frais professionnels puis-je déduire ?
Au régime réel, sont déductibles les dépenses engagées dans l'intérêt de l'entreprise et justifiées : loyer professionnel, matériel, déplacements, assurances, honoraires. Les frais mixtes (véhicule, téléphone, local à usage partiel) se déduisent au prorata de l'usage professionnel. En micro-entreprise, aucune déduction réelle n'est possible car un abattement forfaitaire s'applique déjà.
Comment savoir si je dois facturer la TVA ?
Vous facturez la TVA dès que votre chiffre d'affaires dépasse les seuils de la franchise en base, ou si vous optez volontairement pour un régime réel. En dessous des seuils, vous mentionnez « TVA non applicable, article 293 B du CGI » sur vos factures et ne collectez pas de TVA, mais vous ne pouvez pas non plus la récupérer sur vos achats.
Quel statut juridique choisir pour démarrer ?
Le choix dépend de votre activité, de vos revenus attendus, de votre besoin de protection sociale et de votre volonté de vous associer. La micro-entreprise convient pour tester une activité avec peu de charges ; l'EURL ou la SASU apportent une séparation du patrimoine et une fiscalité modulable. Un accompagnement permet de comparer chaque option selon votre situation précise.
Que se passe-t-il si je manque une échéance fiscale ?
Un retard entraîne généralement des majorations et des intérêts de retard, dont le montant dépend du type de déclaration et du délai. Il est préférable de régulariser rapidement et, en cas de difficulté de trésorerie, de solliciter un délai de paiement auprès de l'administration. Un calendrier des échéances tenu à jour reste la meilleure prévention.